Ce n'est qu'à l'aube de la dixième semaine de grève que la Ministre de l'Éducation consent enfin à négocier avec les associations étudiantes nationales. Elle impose toutefois deux conditions inacceptables. D'abord, elle refuse de discuter de la hausse des frais de scolarité alors qu'un mouvement d'envergure historique est mobilisé partout au Québec, est soutenu à l'international et ne démontre aucun signe d'essoufflement. Le sujet ne sera pas clos et la grève risque de perdurer tant et aussi longtemps que le gouvernement restera fermé face à la demande légitime de milliers d’étudiant-es et d’une vaste portion de la population qui demande de renoncer à cette augmentation tarifaire. Bien sûr, une discussion sur une meilleure gestion des universités est souhaitable, mais assurément insuffisante pour satisfaire les quelques 170 000 étudiant-es qui mettent encore leur session en jeu pour défendre et améliorer l'accessibilité aux études.
L’AETELUQ convie ses membres à exprimer leur désaccord face à la hausse des frais de scolarité
Montréal, le 20 mars 2012. En cette semaine décisive pour l’avenir du Québec où sera déposé le budget du ministre des Finances, Raymond Bachand, l’AETELUQ réitère sa position contre la hausse des frais de scolarité imposée par le gouvernement Charest, de même que son appui et sa solidarité envers le mouvement de grève étudiante. Elle convie ses membres à exprimer leur désaccord en participant aux diverses actions qui auront lieu au cours des prochains jours.
Montréal, le 21 juillet 2011. L’Association étudiante de la TELUQ dénonce la la création et la mise sur pied du projet de brigade GAMMA (Guet des Activités et des Mouvements Marginaux et Anarchistes) du Service de Police de la Ville de Montréal. Au cours des dernières semaines, plusieurs militants, la plupart membres de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), ont été arrêtés en lien avec des actions contre la hausse des frais de scolarité.
Montréal, le 4 juillet 2011. L’Association étudiante de la TELUQ dénonce la régression antidémocratique dont sont victimes les représentants étudiants siégeant au Conseil d’administration de l’Université de Sherbrooke. L’Université a décidé le 20 juin dernier de leur retirer leur droit de vote sur les questions liées aux frais de scolarité, alors qu’auparavant ce droit était inscrit dans le code d’éthique des administrateurs.
Montréal, le 21 mars 2011. Considérant que l’accessibilité aux études supérieures est une valeur fondamentale en éducation, l’Association Étudiante de la Télé-Université (AETELUQ) ne peut que se désoler devant le dernier budget déposé par le ministre Bachand. Une étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), publiée à l’automne 2010, démontre que l’augmentation des frais de scolarité en éducation s’accompagne généralement par une baisse de fréquentation des institutions postsecondaires qui touche majoritairement les ménages défavorisés et ceux de la classe moyenne, de façon à remettre en question la mixité sociale dans les établissements universitaires.